Un homme de 28 ans, souffrant apparemment de stress post-traumatique à la suite de son service militaire, a été retrouvé mort lundi à Rishon LeZion, rue HaGalim. Il s’agit du troisième décès en une journée d’une personne atteinte de stress post-traumatique lié à son service. Les circonstances de l’incident font l’objet d’une enquête.
Que sa mémoire soit bénie.
Selon le site local BE106, qui cite ZAKA district Centre, les bénévoles de l’organisation ont pris en charge la dépouille sur place. D’après les premières informations, il s’agirait d’un soldat de réserve qui souffrait de stress post-traumatique. Le site Gal Gefen précise que, selon un premier examen, l’homme était vraisemblablement un ancien combattant en état de choc post-traumatique, et que son décès est le troisième cas de ce type en vingt-quatre heures. L’unité motorisée ZAKA 360, sous le commandement de Moti Atia, responsable de l’équipe de Rishon LeZion, est également intervenue.
Une blessure invisible qui tue encore
Ce drame s’inscrit dans une inquiétude que les autorités israéliennes ne cachent plus. Depuis le 7 octobre 2023 et la mobilisation la plus longue de l’histoire du pays, le nombre de suicides et de tentatives de suicide parmi les soldats et les réservistes revenus des combats a augmenté de façon marquée. À l’été 2025, une sous-commission de la Knesset s’était penchée sur le sujet ; sa présidente, la députée Keti Shitrit, avait averti que le pays se trouvait « devant un tsunami » et réclamé une transparence totale sur les chiffres, tandis que l’Institut de Jérusalem pour la justice demandait un débat d’urgence à la commission des Affaires étrangères et de la Défense, rapportait alors Mynet.
Ces derniers mois, les cas se sont succédé, chacun avec son histoire : un officier de réserve retrouvé sans vie le jour de son mariage à Rehovot, des combattants revenus de Gaza que leurs proches ont vu s’éloigner peu à peu, des survivants du festival Nova qui n’ont pas trouvé la reconnaissance qu’ils attendaient de l’État. Trois morts en une seule journée, ce lundi, viennent rappeler que la guerre continue de tuer longtemps après le retour des combats.
Le stress post-traumatique n’est pas une faiblesse. C’est une blessure de guerre, au même titre qu’un éclat d’obus, et elle se soigne. Elle demande d’être reconnue tôt, entourée, prise en charge. Un appel, une porte ouverte, une question posée à un ami qui s’est fait silencieux peuvent faire la différence.
Où trouver de l’aide
Si vous ou un proche êtes en détresse, l’association ERAN (premiers secours psychologiques) offre un soutien émotionnel et une aide psychologique d’urgence, anonymes et immédiats, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Pour obtenir de l’aide, composez le 1201, consultez le site d’ERAN (eran.org.il) pour un échange en ligne, ou contactez l’association par WhatsApp au 052-8451201, par forum, par e-mail ou par SMS.
Les soldats, réservistes et anciens combattants, ainsi que leurs familles, peuvent également s’adresser à NATAL, le centre israélien de soutien aux victimes de traumatismes liés à la guerre et au terrorisme, au *3362, pour une écoute et une prise en charge spécialisées.
Nous avons déjà consacré plusieurs articles à cette blessure silencieuse. Relisez le témoignage de la famille de Shiral Golan, survivante de Nova : https://infos-israel.news/shiral-golan-survivante-de-nova-est-decedee-a-son-domicile-la-famille-affirme-letat-ne-la-pas-regardee/ et notre bilan des pertes de Tsahal après vingt-trois mois de guerre : https://infos-israel.news/900-morts-6-213-blesses-le-tribut-insoutenable-de-tsahal-apres-23-mois-de-guerre/



