Une controverse traverse le système politique quant à l’attitude à adopter envers le Qatar : l’ancien chef d’état-major et président du parti « Yashar ! », Gadi Eizenkot, a affirmé que « la relation entre Israël et le Qatar doit être examinée ». Une position qui contraste avec celle, affichée publiquement, de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, qui a récemment promis d’œuvrer pour que le pays soit défini comme un État ennemi.
Lors d’une conférence, une participante dans le public a interpellé Eizenkot et lui a demandé quelle était sa position sur le sujet. En réponse, Eizenkot a déclaré : « Toute la relation entre Israël et le Qatar doit être examinée. Je ne vais pas dire que tel pays ou tel autre… Bien sûr que son activité a été très négative envers l’État d’Israël dans le monde, tout en comprenant que c’est grâce aux otages, au chef du Shin Bet, au chef du Mossad et à des hauts responsables israéliens qui s’y sont rendus, et que les Américains se sont appuyés sur leurs liens avec le Hamas, pour faire sortir des otages… cela ne leur donne droit à rien. Notre politique doit être que nous voulons entretenir de bonnes relations de voisinage avec tous ceux qui se trouvent au Moyen-Orient, savoir le faire avec les acteurs positifs, et savoir lutter et combattre les acteurs négatifs.
Je suis le dernier à défendre le Qatar – je n’ai aucun lien avec un quelconque Qatari, à l’exception de ce prince qui a étudié avec moi aux États-Unis. Mais sur le fond, le Qatar n’est actuellement pas défini comme un État ennemi. Il mène certes une activité très négative contre l’État d’Israël, mais c’est une situation complexe. La Turquie elle aussi adopte une ligne très négative envers Israël, et pourtant nous entretenons avec elle des relations commerciales. »
Les propos d’Eizenkot interviennent dans le contexte de la controverse publique et politique persistante autour du rôle de Doha dans la région, du financement qu’elle a transféré à la bande de Gaza au fil des années, et de son implication dans la gestion des contacts pour les accords sur les otages. Tandis que des figures du système politique appellent à rompre tout contact et à déclarer la principauté État ennemi à part entière, Eizenkot présente une approche plus prudente et nuancée.
Pour prolonger la lecture, notre site a également couvert la reconnaissance implicite par Netanyahou de l’échec du raid israélien visant des dirigeants du Hamas au Qatar, ainsi que la révélation sur la demande israélienne au Qatar d’augmenter le financement transféré au Hamas avant le 7 octobre.



