À l’approche du Ramadan, l’armée israélienne renforce significativement son dispositif en Judée-Samarie. La brigade Commando a été déployée en appui de la division régionale, accompagnée de plusieurs compagnies issues d’unités en formation. En toile de fond, un scénario jugé préoccupant par les responsables sécuritaires : une tentative iranienne d’embraser la zone afin d’ouvrir un nouveau front susceptible de détourner l’attention internationale et d’alléger la pression diplomatique pesant sur Téhéran.
Selon des sources militaires, le mois du Ramadan 2026 pourrait être plus tendu que les deux années précédentes. Les services de sécurité estiment qu’un enchaînement d’événements pourrait provoquer une escalade rapide, allant d’attaques individuelles – attaques à la voiture-bélier ou au couteau – à des opérations coordonnées de plus grande ampleur. L’objectif présumé d’acteurs hostiles serait de créer une dynamique de confrontation durable en Judée-Samarie.
L’analyse stratégique évoque une convergence de facteurs de risque. D’une part, plusieurs détenus condamnés pour des actes terroristes ont été libérés dans le cadre d’accords récents. D’autre part, une partie de la population palestinienne nourrirait des attentes économiques importantes, notamment concernant l’ouverture de points de passage et l’octroi de permis de travail après une longue période de restrictions.
Au sein de Tsahal et du Shin Bet, l’activité opérationnelle a été intensifiée ces derniers jours. Les unités de la brigade Commando mènent des arrestations ciblées contre des individus soupçonnés d’incitation ou de préparation d’actions violentes. Les services de renseignement cherchent à anticiper toute tentative d’attaque avant qu’elle ne se matérialise.
Un autre facteur évoqué par les responsables sécuritaires concerne la situation à Gaza et sur le front iranien. L’attente stratégique qui prévaut dans ces arènes pourrait influencer l’atmosphère en Judée-Samarie. Des sources militaires affirment que le Hamas tenterait d’encourager des actions violentes en Cisjordanie afin d’élargir la confrontation.
Parallèlement, l’Autorité palestinienne, selon des responsables israéliens, chercherait à préserver la stabilité interne tout en procédant à des réformes destinées à démontrer sa capacité à gouverner efficacement, notamment dans la perspective d’un rôle accru à Gaza. Cette dynamique complexe crée un environnement sécuritaire instable, où chaque incident local peut prendre une dimension régionale.
L’armée devra également gérer un calendrier sensible d’événements religieux et civils pendant le Ramadan. Des rassemblements sont prévus notamment au Tombeau de Joseph, à la Grotte des Patriarches à Hébron et au Tombeau de Rachel. À cela s’ajoutent les célébrations de Pourim. Chaque événement nécessite une préparation sécuritaire spécifique et une coordination étroite entre les différentes branches de sécurité.
Les autorités redoutent en outre un facteur supplémentaire de déstabilisation : la criminalité nationaliste en Judée-Samarie. Des responsables militaires estiment qu’un incident isolé pourrait rapidement déclencher une spirale incontrôlée. Des tensions existeraient entre les forces de sécurité et certaines instances policières concernant la gestion de ces dossiers sensibles.
Dans ce contexte, la brigade Commando est maintenue en état d’alerte élevé. Les forces déployées ont pour mission non seulement d’intervenir rapidement en cas d’attaque, mais aussi de maintenir une présence dissuasive dans les zones jugées sensibles. L’objectif stratégique est clair : empêcher l’émergence d’un front secondaire susceptible de fragiliser l’équilibre sécuritaire national.
Les responsables sécuritaires soulignent que le Ramadan constitue traditionnellement une période de forte sensibilité religieuse et politique. En 2026, la combinaison de tensions régionales, de facteurs socio-économiques et d’enjeux géopolitiques élargis pourrait rendre la situation particulièrement volatile.
Pour Israël, l’enjeu dépasse la seule Judée-Samarie. Une escalade locale pourrait avoir des répercussions diplomatiques internationales et modifier l’équation stratégique face à l’Iran. La posture actuelle de Tsahal vise donc à contenir tout embrasement potentiel avant qu’il ne se transforme en crise majeure.






