Un jour avant les négociations – un haut responsable iranien : « Nous avons un contrôle total du détroit d’Hormuz »

0
19
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

À la veille des négociations cruciales entre Washington et Téhéran, un haut responsable iranien affirme que « nous avons un contrôle total du détroit d’Hormuz ». Cette déclaration intervient quelques heures avant l’ouverture du second cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran à Genève. Le message est clair : la pression militaire accompagne la diplomatie.

Le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Ali-Reza Tangsiri, a déclaré que le détroit stratégique est sous contrôle absolu de l’Iran. Selon lui, la supériorité informationnelle et opérationnelle de la marine iranienne s’exerce 24 heures sur 24, au-dessus, à la surface et sous la mer.

Ces propos ont été prononcés alors qu’un exercice militaire venait d’être lancé, simulant la prise de contrôle du détroit d’Hormuz, passage maritime vital reliant le golfe Persique aux marchés mondiaux.


Une démonstration de force avant Genève

L’annonce iranienne n’est pas anodine. Elle intervient à quelques heures du second cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran à Genève, sous médiation omanaise. Contrairement au premier tour organisé à Oman, cette session doit entrer dans le cœur du dossier nucléaire.

La délégation iranienne sera conduite par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Selon un responsable iranien cité dans le texte original, l’équipe comprendra également des experts politiques, économiques, juridiques et techniques.

Du côté américain, la délégation sera dirigée par l’envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, accompagné de Jared Kushner.

La simultanéité entre l’exercice militaire iranien et l’ouverture des discussions diplomatiques constitue un signal stratégique évident : Téhéran négocie en affichant sa capacité de nuisance régionale.


Le détroit d’Hormuz : un levier géopolitique majeur

Le détroit d’Hormuz est l’un des points de passage maritime les plus stratégiques au monde. Une part significative du commerce énergétique mondial y transite quotidiennement. Toute instabilité dans cette zone a des répercussions immédiates sur les marchés pétroliers et la sécurité énergétique internationale.

Le commandant Tangsiri a insisté sur le fait que la « supériorité informationnelle » iranienne vise officiellement à garantir la sécurité de la navigation dans ce passage stratégique. Il a affirmé que cette domination opérationnelle est complète et permanente.

Cependant, le contexte régional et les tensions persistantes avec Washington donnent à ces déclarations une portée dissuasive évidente.


Menace directe contre les bases américaines

Parallèlement, un haut responsable parlementaire iranien, Alaeddin Boroujerdi, membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a tenu des propos particulièrement fermes.

Il a déclaré que les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran « ne sont pas négociables ». Selon lui, Téhéran participe aux discussions afin de ne pas être accusé de refuser le dialogue, mais sans intention de céder sur ses lignes rouges stratégiques.

Boroujerdi a également affirmé que si les États-Unis attaquaient l’Iran, celui-ci « attaquerait sans aucun doute des bases américaines ». Cette menace explicite renforce la tension à l’approche des pourparlers.


Diplomatie sous haute tension

Le second cycle de négociations à Genève intervient dans un climat de méfiance profonde. Les discussions doivent porter sur le dossier nucléaire iranien, mais les déclarations récentes montrent que les dimensions militaires et régionales restent omniprésentes.

Le fait que l’Iran mette en avant sa maîtrise du détroit d’Hormuz au moment même où les négociations s’ouvrent souligne une stratégie classique : combiner pression stratégique et diplomatie.

L’évolution des discussions dépendra désormais de la capacité des deux parties à dépasser les déclarations de fermeté pour entrer dans un compromis substantiel.


FAQ

Pourquoi le détroit d’Hormuz est-il stratégique ?

Le détroit d’Hormuz est un passage maritime crucial reliant le golfe Persique aux marchés internationaux. Une part importante du commerce mondial de pétrole y transite quotidiennement, ce qui en fait un point névralgique pour la sécurité énergétique mondiale.

Que signifie le « contrôle total » revendiqué par l’Iran ?

Selon le commandant iranien, cela implique une supériorité informationnelle et opérationnelle permanente, couvrant les opérations maritimes, aériennes et sous-marines dans la zone.

Les capacités nucléaires iraniennes sont-elles négociables ?

D’après le responsable parlementaire iranien cité, les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran ne sont pas ouvertes à la négociation dans le cadre des discussions actuelles.

Que se passerait-il en cas d’attaque américaine ?

Un haut responsable iranien a déclaré que si les États-Unis attaquaient l’Iran, Téhéran attaquerait « sans aucun doute » des bases américaines.

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !