L’épouse du Premier ministre israélien, Sarah Netanyahu, a exprimé samedi soir une profonde émotion à l’annonce du décès de Moshe Alon, militant du Likoud et figure engagée dans l’action sociale. Dans un message publié sur son compte Instagram, elle a rendu hommage à un homme qu’elle décrit comme un proche, un compagnon de route et un acteur discret mais essentiel de son engagement auprès de familles marquées par la guerre et la captivité.
« Je souffre profondément du décès de mon ami Moshe Alon », a écrit Sarah Netanyahu, choisissant des mots sobres mais chargés d’émotion. Elle a tenu à souligner le caractère et les valeurs de celui qu’elle pleure aujourd’hui : « Moshe était un sioniste passionné, un homme de bonté et d’action sociale, qui a toujours agi avec générosité, animé par une foi profonde et un immense amour pour tout le peuple d’Israël ». À travers ces phrases, elle a dressé le portrait d’un militant dévoué, engagé non seulement politiquement, mais aussi humainement.
Le message publié s’accompagnait d’une photographie d’elle aux côtés de Moshe Alon, un cliché simple qui témoigne d’une relation de proximité et de confiance. Sarah Netanyahu a insisté sur le rôle qu’il a joué ces dernières années, en particulier depuis le déclenchement de la guerre. Selon ses mots, Moshe Alon l’a accompagnée et soutenue dans un domaine particulièrement sensible : le lien avec les familles d’otages.
« Ces dernières années, depuis le début de la guerre, Moshe m’a accompagnée et m’a aidée dans le lien particulier avec de nombreuses familles d’otages », a-t-elle écrit. Elle a précisé que cet engagement ne s’était pas limité aux familles encore dans l’angoisse de l’attente, mais qu’il incluait également des contacts avec des femmes et des hommes qui avaient survécu à la captivité et étaient rentrés chez eux. Cette mention souligne l’ampleur et la continuité de l’action menée, à la fois pendant les périodes les plus sombres et dans les moments de retour et de reconstruction.
Sans entrer dans les détails de ces démarches, Sarah Netanyahu a laissé entendre que Moshe Alon jouait un rôle de facilitateur, de soutien et de relais humain. Dans un contexte marqué par la douleur, l’incertitude et les blessures psychologiques profondes laissées par la captivité, ce type d’accompagnement revêt une importance particulière. L’hommage met ainsi en lumière un aspect moins visible de l’engagement politique : celui qui se manifeste loin des tribunes et des caméras, au plus près des familles endeuillées ou éprouvées.
Dans la dernière partie de son message, l’épouse du Premier ministre a adressé ses condoléances à la famille du défunt. « Je souhaite participer à la douleur de la famille Alon et leur envoyer une étreinte chaleureuse et aimante », a-t-elle écrit, concluant par la formule traditionnelle : « Que sa mémoire soit bénie ». Une phrase qui, dans le contexte israélien, exprime à la fois le respect, le deuil et la reconnaissance pour une vie consacrée aux autres.
Cet hommage public intervient dans un climat national encore lourd, où la question des otages, de leurs familles et de ceux qui ont survécu à la captivité reste au cœur du débat et de l’émotion collective. En rappelant l’implication de Moshe Alon dans ce domaine, Sarah Netanyahu a choisi de mettre en avant une dimension profondément humaine de son action, au-delà de toute étiquette partisane.
La disparition de Moshe Alon touche ainsi non seulement ses proches et ses camarades politiques, mais aussi, indirectement, de nombreuses familles avec lesquelles il a été en contact. Le message de Sarah Netanyahu, bref mais dense, reflète une peine personnelle tout en soulignant l’héritage moral laissé par un homme décrit comme animé par la foi, la générosité et un engagement sincère envers la société israélienne.







