Les documents Epstein révèlent : Ehud Barak et son épouse ont longtemps séjourné dans la résidence du financier criminel à New York

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La publication, la semaine dernière, de nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein continue de provoquer des ondes de choc à travers le monde politique et médiatique. Selon une enquête du quotidien israélien Haaretz, ces documents mentionnent de manière répétée l’ancien Premier ministre et ex-ministre de la Défense israélien Ehud Barak comme un visiteur fréquent de la résidence new-yorkaise du milliardaire, aujourd’hui tristement célèbre pour ses crimes sexuels.

D’après les éléments révélés, Ehud Barak et son épouse Nili Pri’el‑Barak auraient séjourné à de nombreuses reprises, et parfois durant de longues périodes, dans un appartement situé dans l’un des immeubles appartenant à Epstein à New York. Il s’agit précisément de la demeure où le financier hébergeait mannequins et adolescentes, dans le cadre du réseau d’exploitation sexuelle qui lui a valu une condamnation pénale et une notoriété internationale infamante.

Selon les témoignages recueillis par Haaretz, les employés de l’immeuble surnommaient même l’appartement occupé par l’ancien chef du gouvernement israélien « l’appartement d’Ehud », tant sa présence y était régulière. Les documents internes et les échanges électroniques d’Epstein indiquent que le couple Barak ne se contentait pas de courts séjours, mais utilisait cet appartement comme une véritable résidence lors de leurs passages aux États-Unis.

La correspondance électronique révèle également le rôle central joué par Nili Pri’el-Barak dans l’organisation de ces séjours. Elle était en contact direct avec Jeffrey Epstein ainsi qu’avec les gestionnaires de l’immeuble, afin de régler des questions liées à la sécurité et à la logistique du quotidien. Une employée de maison, citée par Haaretz, rapporte qu’Epstein lui avait demandé d’installer une connexion Internet plus rapide dans l’appartement numéro 11, à la demande expresse d’Ehud Barak. « On dirait que cet appartement devient peu à peu les quartiers privés d’Ehud », écrivait-elle dans un message interne.

Dans un autre échange, Nili Pri’el-Barak se montre enthousiaste quant au logement mis à leur disposition. Elle écrit à Epstein que l’appartement leur plaît énormément, qu’ils « se sentent comme de véritables New-Yorkais » et qu’ils n’ont plus envie de sortir, contrairement à l’époque où ils séjournaient dans des hôtels et cherchaient aussitôt à explorer la ville. Ces propos illustrent le confort et la familiarité qui s’étaient installés au fil du temps entre le couple et ce lieu.

Les séjours pouvaient durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les documents indiquent par exemple qu’en juillet 2015, Ehud Barak et son épouse seraient restés environ trois mois consécutifs dans cet appartement. Ces visites se sont poursuivies même après qu’Epstein a été reconnu coupable de crimes sexuels et condamné par la justice américaine, un élément qui alimente aujourd’hui de nombreuses interrogations sur la nature et la persistance de cette relation.

Il convient toutefois de souligner un point important mentionné dans les documents : aucune preuve ne fait état de contacts entre Ehud Barak, son épouse et les jeunes filles hébergées dans le même immeuble par Epstein. Les dossiers rendus publics ne contiennent aucune allégation d’implication directe du couple Barak dans les abus sexuels commis par le financier.

Face à la multiplication des révélations et au regain d’attention suscité par l’affaire Epstein, Ehud Barak a exprimé publiquement des regrets quant à sa relation passée avec cet homme. Dans une réponse officielle transmise par son bureau à la suite de la publication de Haaretz, il est reconnu que le couple a effectivement séjourné à plusieurs reprises dans un appartement appartenant à Epstein lors de visites privées aux États-Unis.

Le communiqué précise que ces faits sont connus depuis des années et rappelle qu’à l’époque, Ehud Barak n’occupait plus de fonctions officielles et était un simple citoyen. Il bénéficiait néanmoins d’une protection légale assurée par des agents du Shin Bet, et les dispositions sécuritaires entourant ses déplacements étaient coordonnées avec eux. « Barak regrette bien entendu, avec le recul, le fait même d’avoir entretenu un lien avec Epstein », conclut la déclaration.

Ces révélations, bien qu’elles ne constituent pas des accusations pénales contre l’ancien Premier ministre israélien, jettent une lumière crue sur les cercles de pouvoir, d’influence et de privilège qui gravitaient autour de Jeffrey Epstein. Elles soulèvent également des questions morales et politiques sur la nature des relations entretenues avec un homme déjà condamné, et sur les zones grises qui entourent encore l’une des affaires les plus sordides de ces dernières décennies.

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