Le volcan iranien : fête nationale et pression américaine menacent d’embraser la région

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Les prochains jours s’annoncent parmi les plus sensibles que l’Iran et le Moyen-Orient aient connus depuis des mois. La combinaison explosive d’un calendrier symbolique chargé, d’une contestation intérieure persistante et d’une pression américaine sans précédent place Téhéran dans une situation de quasi-ébullition. À Jérusalem, les signaux sont interprétés avec une extrême prudence : tous les scénarios, du bras de fer prolongé à l’escalade militaire régionale, sont désormais envisagés.

Depuis ce matin et jusqu’au 10 février, l’Iran célèbre les jours du Fajr, période marquant l’anniversaire de la révolution islamique de 1979 et le retour de l’ayatollah Khomeini à Téhéran. Officiellement, il s’agit de jours de fête nationale, rythmés par des rassemblements, des discours et des démonstrations de loyauté au régime. Mais cette année, l’atmosphère est radicalement différente. Ces célébrations se déroulent dans un contexte de tension sociale profonde, alimentée par des mois de protestations, de répression violente et d’un malaise économique persistant.

À cette séquence déjà sensible s’ajoute une autre date critique : le 15 février, qui marquera les quarante jours depuis la mort de nombreux manifestants tués lors des dernières vagues de répression. Dans la tradition chiite, ce quarantième jour est un moment de deuil collectif et de mobilisation. Les services de renseignement israéliens et américains estiment que des dizaines de milliers de personnes, y compris des familles de victimes, pourraient à nouveau descendre dans les rues, ravivant des émeutes que le régime peine à contenir durablement.

Parallèlement à cette pression intérieure, l’Iran fait face à un ultimatum américain d’une sévérité inhabituelle. Le président des États-Unis, Donald Trump, a adopté une approche décrite à Jérusalem comme un « bâton sans carotte ». Selon des sources israéliennes, Washington a transmis à Téhéran une liste d’exigences drastiques en échange de l’absence d’action militaire : la remise de quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi aux États-Unis, le démantèlement complet du programme nucléaire, la destruction et l’exportation de l’arsenal de missiles balistiques, ainsi que le démantèlement de l’ensemble du réseau de proxys régionaux de l’Iran.

Cette dernière exigence vise directement des organisations telles que le Hezbollah au Liban, les milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie, les Houthis au Yémen et le Hamas à Gaza. Pour Téhéran, accepter de telles conditions reviendrait à renoncer aux piliers mêmes de sa stratégie régionale et de sa capacité de dissuasion.

La réponse iranienne, pour l’instant, est celle de la démonstration de force. Ces derniers jours, l’Iran a multiplié les exercices militaires, incluant des tirs de missiles balistiques et des manœuvres navales. Ce dimanche doit débuter un exercice majeur dans la région stratégique du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial du pétrole. À Washington, ce geste est perçu comme une provocation directe, « un doigt dans l’œil », selon l’expression employée par des responsables américains.

En Israël, l’évaluation dominante est que l’Iran ne cédera pas aux exigences américaines. Les analystes estiment que le régime préfère le risque d’une confrontation contrôlée à une capitulation qui pourrait être interprétée comme un aveu de faiblesse, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Dans cette logique, la trajectoire actuelle semble mener vers un chemin de collision, même si la forme et le calendrier de cette confrontation restent incertains.

Les explosions signalées ces derniers jours dans plusieurs régions d’Iran ont, quant à elles, suscité de nombreuses spéculations. À Jérusalem, les autorités tiennent à préciser qu’il ne s’agit ni d’actions israéliennes ni américaines. Selon les évaluations, ces incidents seraient plutôt le fait d’acteurs locaux cherchant à raviver la contestation intérieure, profitant du climat déjà inflammable.

Face à cette situation, Tsahal se prépare activement. En Israël, les responsables sécuritaires soulignent que l’armée est prête à une large gamme de scénarios, tant défensifs qu’offensifs. Une attention particulière est portée aux proxys iraniens, en premier lieu le Hezbollah au Liban et les Houthis. Ces derniers jours, Tsahal a intensifié ses efforts pour entraver le renforcement militaire du Hezbollah, notamment en ciblant ses infrastructures d’entraînement et de stockage d’armes.

Le message israélien est clair : si l’Iran se sent menacé ou attaqué, il tentera très probablement d’activer ses relais régionaux. Et si le Hezbollah ou d’autres milices décident de frapper Israël, la riposte sera sévère et disproportionnée. Cette équation rend la période actuelle extrêmement volatile, où un incident localisé pourrait rapidement dégénérer en confrontation régionale élargie.

Ainsi, entre célébrations officielles, deuil populaire, ultimatum américain et démonstrations militaires, l’Iran ressemble aujourd’hui à un volcan sous pression, dont l’éruption pourrait être déclenchée par une étincelle imprévisible. En Israël, on observe, on anticipe et on se prépare, conscient que les décisions prises – ou évitées – dans les prochains jours pourraient redessiner durablement l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.

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