Le 7 octobre comme point de bascule mondial : Israël et l’Allemagne alertent depuis le Japon sur la montée de l’antisémitisme

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Dans un geste diplomatique rare et hautement symbolique, l’ambassadeur d’Israël au Japon, Gilad Cohen, et l’ambassadrice d’Allemagne dans le pays, Petra Sigmund, ont publié un article commun dans le quotidien japonais Asahi Shimbun, l’un des journaux les plus influents de l’archipel. Cette tribune, parue à l’occasion de la semaine marquant la Journée internationale de commémoration de la Shoah, établit un lien direct entre le massacre du 7 octobre et la recrudescence inquiétante de l’antisémitisme à travers le monde.

Les deux diplomates y dressent un constat sans détour : l’attaque menée contre des civils israéliens, accompagnée de meurtres de masse et d’enlèvements depuis les domiciles mêmes des victimes, a constitué un choc profond non seulement pour Israël, mais aussi pour les communautés juives à l’échelle internationale. Selon eux, cet événement a profondément ébranlé le sentiment de sécurité des Juifs, y compris dans des pays où l’antisémitisme était jusque-là considéré comme marginal ou contenu.

Un message commun, une responsabilité historique partagée

Le choix d’une prise de parole conjointe entre Israël et l’Allemagne n’est pas anodin. Il reflète une conscience partagée d’une responsabilité historique particulière, notamment du côté allemand, face à la mémoire de la Shoah et à la nécessité de combattre toute résurgence de la haine antisémite. Dans leur texte, les deux ambassadeurs soulignent que les conséquences du 7 octobre ont largement dépassé le cadre du conflit israélo-palestinien, servant de catalyseur à une vague de discours haineux, d’actes hostiles et de violences visant des Juifs dans de nombreux pays.

L’article insiste sur le fait que l’antisémitisme contemporain ne se limite plus à des stéréotypes anciens, mais se manifeste désormais sous des formes renouvelées, souvent dissimulées derrière un langage politique ou militant. La délégitimation d’Israël, lorsqu’elle se transforme en diabolisation collective des Juifs, devient un vecteur central de cette haine moderne.

L’exemple allemand et une tendance mondiale

Les diplomates évoquent explicitement la situation en Allemagne, où une hausse notable des incidents antisémites a été enregistrée depuis le 7 octobre. Cette augmentation ne se limite pas à des propos sur les réseaux sociaux : elle inclut également des agressions, des menaces et des attaques contre des institutions juives. Selon les auteurs, l’Allemagne n’est malheureusement pas un cas isolé, mais un indicateur d’un phénomène plus large touchant de nombreuses démocraties occidentales.

Ils rappellent que les communautés juives, même loin du Moyen-Orient, paient aujourd’hui le prix d’un climat global où la violence terroriste est parfois relativisée, voire justifiée, dans certains discours publics. Cette normalisation du rejet, préviennent-ils, constitue un danger direct pour les valeurs démocratiques elles-mêmes.

Pourquoi le Japon ?

La publication de cet article au Japon revêt une portée stratégique. Le pays, historiquement peu confronté à l’antisémitisme en raison de la taille réduite de sa communauté juive, est néanmoins un acteur majeur de la scène internationale et un défenseur affiché des principes de paix, de mémoire et de droit international. En s’adressant au public japonais, les ambassadeurs cherchent à internationaliser le débat et à souligner que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas une question régionale, mais universelle.

Ils appellent à une vigilance accrue, rappelant que l’histoire a montré à maintes reprises que l’indifférence face à la haine est souvent le premier pas vers sa banalisation. La mémoire de la Shoah, écrivent-ils, n’est pas un simple héritage du passé, mais un outil indispensable pour comprendre et combattre les dérives actuelles.

Un avertissement clair pour l’avenir

Au-delà du constat, la tribune se veut un avertissement. Les auteurs estiment que le 7 octobre a marqué un point de rupture, révélant à quel point les acquis en matière de lutte contre l’antisémitisme peuvent être fragiles. Ils appellent les gouvernements, les médias et les sociétés civiles à prendre leurs responsabilités, à condamner sans ambiguïté le terrorisme et à refuser toute complaisance envers les discours qui alimentent la haine.

Le message est clair : protéger les communautés juives, c’est aussi défendre les fondements moraux et démocratiques des sociétés modernes. En reliant la mémoire de la Shoah aux réalités post-7 octobre, Israël et l’Allemagne adressent au monde un signal d’alarme qui dépasse largement le cadre diplomatique.

 

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