Dernier otage israélien retrouvé mort : Trump salue la fin d’un drame, mais la colère explose contre les complices du Hamas

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La restitution du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien détenu par le Hamas, marque un moment lourd et profondément symbolique dans la guerre déclenchée le 7 octobre. Pour la première fois depuis plus d’une décennie, Israël ne compte plus d’otages aux mains d’organisations terroristes à Gaza. Cette réalité tragique, confirmée après l’identification formelle du corps, a suscité des réactions immédiates au plus haut niveau politique, aux États-Unis comme en Israël, mais aussi une vague de colère face à ce que beaucoup considèrent comme une hypocrisie internationale persistante.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a publiquement salué le retour du dernier otage décédé, parlant de la clôture d’un chapitre douloureux pour Israël et pour les familles endeuillées. Derrière le message officiel, le geste revêt une portée politique claire : il s’inscrit dans une ligne de soutien affirmé à Israël et à son combat contre le terrorisme islamiste, dans un contexte régional toujours extrêmement instable. Cette déclaration intervient alors que Washington tente de maintenir un équilibre délicat entre pression diplomatique, alliances régionales et réalités sécuritaires sur le terrain.

À Jérusalem, un autre geste, plus silencieux mais lourd de sens, a attiré l’attention. L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a retiré la broche jaune symbolisant les otages. « Je ne veux plus jamais la revoir », a-t-il déclaré. Cette phrase, brève et brutale, résume le traumatisme collectif provoqué par des mois d’attente, d’espoir et finalement de deuil. La broche, portée par de nombreux responsables politiques et diplomates en solidarité avec les familles, était devenue le symbole d’une blessure ouverte. Son retrait ne marque pas une victoire, mais la fin d’une attente insoutenable, payée au prix de vies humaines.

La confirmation de l’identité de Ran Gvili a été obtenue rapidement grâce à des éléments précis et incontestables. Les autorités israéliennes ont pu s’appuyer sur un implant métallique présent dans sa jambe, conséquence d’une blessure subie lors de son service militaire, sur l’uniforme qu’il portait encore au moment de sa mort, ainsi que sur des dossiers dentaires permettant une correspondance formelle. Cette identification rapide n’atténue en rien la douleur, mais elle a permis à la famille de sortir de l’incertitude, cette torture psychologique qui accompagne chaque dossier d’otage non élucidé.

Mais au-delà de l’émotion, la restitution du corps a ravivé un débat politique et moral beaucoup plus large. Jared Kushner, figure centrale des précédentes tentatives de médiation au Moyen-Orient, a remercié publiquement le Qatar, la Turquie et l’Égypte pour leur rôle supposé dans la libération du dernier otage. Cette déclaration a provoqué une onde de choc et une indignation immédiate dans une partie de l’opinion israélienne et pro-israélienne. Pour de nombreux observateurs, remercier ces pays revient à blanchir leur responsabilité indirecte dans la tragédie.

Le Qatar est régulièrement accusé d’avoir financé le Hamas, lui offrant une bouée financière qui a permis au mouvement terroriste de se renforcer pendant des années. La Turkey, quant à elle, est soupçonnée d’avoir accueilli et soutenu des cadres du Hamas, tout en fermant les yeux sur leurs activités. L’Egypt, enfin, est depuis longtemps pointée du doigt pour la contrebande d’armes vers Gaza via des réseaux clandestins, malgré son rôle officiel de médiateur. Dans ce contexte, parler d’« aide » à la libération sans rappeler ces faits est perçu comme une falsification morale de la réalité.

La mort de Ran Gvili n’est donc pas seulement la fin d’un dossier d’otage ; elle est devenue un symbole. Le symbole du prix payé par Israël face à un terrorisme soutenu, armé et financé bien au-delà de Gaza. Le symbole aussi d’une communauté internationale qui, trop souvent, distingue artificiellement entre « médiateurs » et « complices », selon des intérêts géopolitiques fluctuants.

Pour Israël, la page se tourne, mais elle est tachée de sang. La disparition du dernier otage ne signifie pas la fin du combat, ni la fin de la douleur. Elle rappelle que chaque geste diplomatique, chaque déclaration publique, chaque remerciement adressé à des acteurs ambigus a un poids immense face aux familles endeuillées et à une nation marquée. Le message envoyé aujourd’hui par Jérusalem et par une partie de Washington est clair : la mémoire des otages ne sera pas instrumentalisée, et la responsabilité morale de ceux qui ont permis leur enlèvement ne sera pas effacée par des formules diplomatiques.

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