Otages même après la mort : l’Iran accusé de retenir les corps pour une mise en scène politique

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Un nouveau témoignage, relayé sur les réseaux sociaux par des figures iraniennes dissidentes et attribué à des contacts internes au pays, soulève une accusation grave : le régime iranien refuserait de restituer les corps de manifestants tués à leurs familles, dans le but de les conserver jusqu’à une éventuelle frappe américaine, afin d’attribuer ensuite ces morts aux États-Unis et provoquer une vague d’indignation internationale.

Si cette information ne peut, à ce stade, être confirmée de manière indépendante, elle s’inscrit dans une logique déjà documentée du régime iranien, qui instrumentalise systématiquement les morts civiles à des fins politiques et propagandistes.

Depuis le début des manifestations, de nombreuses familles iraniennes ont rapporté des pratiques similaires : enterrements imposés de nuit, restitution conditionnée à des engagements de silence, pressions pour falsifier les causes de décès, ou refus pur et simple de rendre les corps. Ces méthodes visent un objectif clair : contrôler le récit, même après la mort.

La nouveauté de l’accusation actuelle réside dans son caractère stratégique. Il ne s’agirait plus seulement de faire taire les familles, mais de préparer une opération de manipulation à grande échelle, en conservant des corps pour les utiliser comme « preuves » d’une future agression étrangère. Dans un contexte de tensions extrêmes avec Washington, une telle mise en scène servirait plusieurs objectifs : délégitimer une action américaine, souder l’opinion publique iranienne par la peur et la colère, et exercer une pression internationale sur l’administration américaine.

Ce type de stratégie n’est pas inédit. Le régime iranien a déjà, par le passé, attribué à des acteurs étrangers des morts causées par sa propre répression, en profitant de l’opacité de l’information et de la difficulté de vérification sur le terrain. La rétention des corps constitue une arme particulièrement cynique : elle prive les familles de deuil, tout en transformant les victimes en instruments politiques.

Dans les sociétés autoritaires, le contrôle des morts est aussi important que le contrôle des vivants. En Iran, le corps devient un enjeu de pouvoir, un objet de négociation, parfois un outil de chantage. Refuser une sépulture digne, c’est prolonger la violence au-delà de la mort.

Si l’objectif est bien, comme le suggèrent ces témoignages, de faire porter la responsabilité de ces morts à une future frappe américaine, le calcul est clair : fabriquer des civils martyrs pour bloquer toute action militaire. Cette tactique exploite un réflexe bien connu des démocraties occidentales, où l’image de victimes civiles peut rapidement inverser le rapport moral et politique.

Mais ce calcul comporte aussi un risque majeur pour le régime iranien. Si ces pratiques étaient documentées et confirmées, elles constitueraient une violation grave du droit international humanitaire, et renforceraient l’argument selon lequel le pouvoir iranien utilise sa propre population comme bouclier politique, y compris après la mort.

Pour les familles iraniennes, la situation est insoutenable. Elles sont prises en étau entre la peur, le chagrin et le silence imposé. Pour la communauté internationale, le défi est immense : comment réagir à des crimes qui ne laissent pas de traces visibles immédiates, comment protéger des civils dont même les corps deviennent des otages ?

Dans ce contexte, la prudence médiatique est compréhensible, mais le silence serait complice. Ne pas enquêter, ne pas interroger ces accusations sous prétexte d’absence de confirmation immédiate, reviendrait à laisser au régime iranien le monopole du récit.

Car au-delà de la véracité ponctuelle de ce témoignage précis, une réalité demeure incontestable : le régime iranien a démontré à maintes reprises qu’il est prêt à instrumentaliser la mort de ses propres citoyens pour survivre politiquement. Et lorsqu’un pouvoir en arrive là, ce ne sont pas seulement des vies qui sont en danger, mais la notion même de vérité.

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