Le drame survenu dans une crèche du quartier de Romema à Jérusalem continue de provoquer une onde de choc dans tout le pays. Alors que l’enquête policière se poursuit et que la justice examine les responsabilités pénales possibles, le témoignage d’un père dont la fille se trouvait dans l’établissement au moment de la tragédie vient bouleverser encore davantage l’opinion publique. Benjamin Wesley, père d’un nourrisson de sept mois, a raconté les heures d’angoisse vécues après avoir appris que deux bébés avaient perdu la vie dans la crèche où sa fille était accueillie.
Dans un entretien accordé aux médias israéliens, il a décrit la panique qui s’est emparée des parents lorsque les premières informations ont commencé à circuler. Selon son récit, c’est un ami qui l’a alerté qu’un incident grave s’était produit dans la crèche. En tentant de joindre l’établissement, il a appris par une soignante que deux nourrissons avaient cessé de respirer. À partir de ce moment, tout s’est transformé en course contre la montre.
Le père explique s’être précipité sur place avec d’autres parents, découvrant une scène de chaos difficilement descriptible. Des enfants étaient évacués dans la confusion, parfois portés par des passants, tandis que les secours tentaient de prendre le contrôle de la situation. Il raconte avoir cherché sa fille désespérément, criant son âge et la couleur de ses vêtements, redoutant à chaque instant le pire. Selon lui, la scène était marquée par une immense détresse, des parents hagards et une absence totale de repères clairs.
Il souligne que, dans cette confusion extrême, les équipes du Magen David Adom ont constitué le seul point de stabilité. Les ambulanciers ont pris en charge les nourrissons et organisé leur transfert vers différents hôpitaux de Jérusalem. Pendant de longues heures, les parents sont restés sans information précise, dépendant d’appels téléphoniques et de messages envoyés dans l’espoir d’identifier leurs enfants parmi les blessés.
Ce n’est qu’après plus de deux heures d’angoisse qu’un ami est parvenu à localiser la fille de Benjamin Wesley à l’hôpital Hadassah. Lors d’un appel vidéo, il l’a vue allongée, équipée d’un masque à oxygène, mais vivante. Le père raconte avoir immédiatement couru à l’hôpital avec sa compagne. Sur place, les équipes médicales ont commencé à diffuser des photographies des enfants hospitalisés afin de permettre aux parents de les identifier. Le couple dit avoir vu des dizaines de clichés avant de recevoir la confirmation définitive que leur fille était hors de danger.
Au-delà de la peur et du choc, le témoignage de Benjamin Wesley a suscité une réaction particulièrement forte en raison de ses propos sur la crèche elle-même. Contrairement à de nombreuses critiques apparues après la diffusion d’images montrant des conditions jugées dégradantes à l’intérieur de l’établissement, il affirme avoir vécu une expérience totalement différente. Selon lui, sa fille revenait chaque jour calme, souriante et apaisée. Il explique que, comme de nombreux jeunes parents, ils avaient initialement ressenti une grande appréhension à l’idée de confier leur premier enfant à une crèche. Pourtant, dit-il, la soignante accueillait leur fille chaque matin avec chaleur et attention, donnant le sentiment d’un environnement professionnel et bienveillant.
Après la publication de photographies prises à l’intérieur de la crèche, montrant des conditions qui ont choqué une partie du public, Benjamin Wesley reconnaît avoir été profondément troublé. Il précise toutefois ne pas savoir si ces images reflètent la réalité quotidienne de l’établissement ou un moment particulier sorti de son contexte. Il insiste sur le fait que son vécu personnel contredit ce qu’il a vu dans ces clichés.
Ses déclarations les plus controversées concernent son affirmation selon laquelle il confierait de nouveau sa fille à cette crèche si elle rouvrait. Il reconnaît lui-même que ses propos peuvent sembler incompréhensibles, voire choquants, mais il explique se baser sur son expérience passée. Selon lui, la responsable de l’établissement exerce ce métier depuis environ trente ans sans qu’aucune plainte n’ait été signalée auparavant. Il affirme ne pas savoir ce qui s’est réellement produit ce jour-là et parle d’une « tragédie incompréhensible », allant jusqu’à évoquer une épreuve du destin.
Ce témoignage met en lumière la complexité émotionnelle de l’affaire. D’un côté, deux nourrissons ont perdu la vie dans un lieu censé assurer leur sécurité la plus élémentaire. De l’autre, certains parents expriment une confiance persistante envers une structure qu’ils percevaient comme fiable et attentionnée. Cette dissonance alimente un débat intense au sein de la société israélienne, entre exigence de justice, douleur des familles endeuillées et interrogation sur les responsabilités réelles.
L’enquête se poursuit, et les autorités n’ont pas encore établi les causes exactes du décès des deux bébés. Les procédures judiciaires en cours, y compris les débats autour des examens médico-légaux, visent à faire toute la lumière sur les faits. En attendant, la parole de parents comme Benjamin Wesley rappelle que derrière les titres et les procédures se cachent des vécus humains profondément marqués par la peur, la culpabilité, la confiance brisée et l’incompréhension.
Dans un pays déjà éprouvé par de nombreuses tensions, ce drame pose une question douloureuse et universelle : comment continuer à faire confiance après l’impensable, et comment concilier l’exigence de vérité avec la complexité des émotions humaines face à une tragédie impliquant des enfants.
Mais une question persiste, comment plus de 50 bébés pouvaient etre gardes en securité dans deux appartements adjacents et les parents savaient aussi que le nombre d’enfants etait tres eleves pour la capacité a les accueillir ? Qu’en est il de la responsabilité de ces parents autant que des propriétaires de cette creche ?
Le prix » normal » pour les parents est de 4000 shekels pour faire garder un seul enfant dans un michparton, cela pourrait expliquer aussi la raison de la presence illégale de ces crèches non homologués par l’État.






