L’argent qatari de retour à Gaza : l’armée israélienne alerte sur la renaissance du Hamas et le risque réel d’une reprise des combats

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La perspective d’un retour de l’argent qatari dans la bande de Gaza provoque une opposition frontale au sein de l’armée israélienne et ravive le scénario d’une reprise des combats, à peine quelques mois après la fin officielle de la guerre. Au cœur des inquiétudes : la combinaison explosive entre le financement potentiel de Doha, la montée en puissance progressive du Hamas sur le terrain et l’installation annoncée d’une nouvelle gouvernance palestinienne sous supervision internationale.

Selon les évaluations internes de Tsahal, l’effondrement du cessez-le-feu à Gaza est désormais considéré comme un scénario crédible, après plusieurs violations répétées imputées au Hamas. Ces dernières semaines, des incidents armés ont été recensés face aux forces israéliennes déployées le long de la « ligne jaune », tandis que l’organisation terroriste continue de refuser la restitution du corps de l’otage Ran Guéouli. Mais au-delà des provocations militaires, c’est surtout le retour de l’influence qatarie qui cristallise l’opposition la plus ferme des responsables sécuritaires.

Au sein de l’establishment militaire, le Qatar est perçu sans ambiguïté comme le principal sponsor financier du Hamas et comme un acteur clé de la mouvance des Frères musulmans. Pour plusieurs généraux, permettre à Doha de jouer un rôle, même indirect, dans la reconstruction de Gaza reviendrait à réactiver les mécanismes mêmes qui ont permis au Hamas de se transformer en machine de guerre avant le 7 octobre.

Cette crainte n’est pas nouvelle. Des officiers rappellent que, durant les années ayant suivi l’opération « Bordure protectrice » de 2014, des centaines de millions de dollars en liquide en provenance du Qatar sont entrés dans la bande de Gaza avec l’aval d’Israël. Officiellement destinés à des projets civils, ces fonds ont, selon Tsahal, largement servi à la construction de tunnels, à l’armement et à l’entraînement des forces du Hamas. « Pour chaque kilo de ciment utilisé pour des logements, trois kilos ont fini dans les tunnels terroristes », résume un haut responsable militaire.

L’annonce américaine concernant la composition de la Mouvement de paix pour Gaza, incluant le Qatar et la Turquie, n’a pas surpris les cercles sécuritaires israéliens. Selon des sources internes, cette évolution était connue de longue date et faisait partie des compromis exigés par Washington pour finaliser la fin des hostilités et favoriser la libération des otages. De même, la création d’une nouvelle administration palestinienne composée de quinze membres – majoritairement issus de l’OLP, avec certains profils liés au Hamas – était anticipée.

Si Tsahal accepte, faute d’alternative, l’idée d’une administration civile palestinienne à condition qu’elle ne soit pas contrôlée par le Hamas, la ligne rouge reste le Qatar. Sur ce point, aucune concession n’est jugée acceptable. Les responsables militaires insistent sur l’existence d’options alternatives : fonds internationaux supervisés, mécanismes via la Banque mondiale, ou implication accrue des Émirats arabes unis, sans transfert direct de liquidités à Gaza.

Pendant que les débats politiques se poursuivent, la réalité sur le terrain évolue rapidement. Malgré l’absence officielle de financements qatariens à ce stade, le Hamas montre déjà des signes de renforcement. Selon des informations publiées récemment, l’organisation a repris le versement de salaires à des dizaines de milliers de membres, relancé des capacités de production de roquettes et travaillé à de nouveaux scénarios d’attaque. Les autorités israéliennes évoquent même la préparation d’un « prochain 7 octobre », sous une forme différente mais tout aussi dangereuse.

La situation est aggravée par la gestion de l’aide humanitaire. Environ 800 camions entrent chaque jour à Gaza, et selon Tsahal, le Hamas prélève des taxes doubles sur ces marchandises, générant des dizaines de millions de shekels qui alimentent directement ses caisses. Cette dynamique économique, combinée à l’absence de contrôle total sur la distribution, contribue à la résilience de l’organisation terroriste.

Sur le plan militaire, l’armée israélienne maintient pour l’instant ses positions le long de la ligne jaune et n’a pas encore ouvert complètement le passage de Rafah. Officiellement, le commandement se prépare à une année relativement stable, sans offensive terrestre majeure ni mobilisation massive de réservistes. Mais en coulisses, les plans opérationnels restent prêts, y compris ceux liés à une éventuelle reprise de grande ampleur des combats.

Les récents assassinats ciblés de responsables du Hamas et du Jihad islamique illustrent cette posture. L’élimination de cadres militaires qui avaient survécu à la guerre démontre, selon Tsahal, à quel point l’ennemi a conservé des capacités significatives et a pu, ces derniers mois, se réorganiser sous le radar.

Dans ce contexte tendu, la charge sécuritaire repose largement sur les soldats de réserve. Ces derniers continuent d’assurer la défense le long de la ligne jaune, découvrant régulièrement des infrastructures terroristes, des tunnels et des caches d’armes, parfois intactes, du côté israélien de la zone tampon.

Pour de nombreux officiers, la situation actuelle représente un piège stratégique : chaque semaine sans décision claire érode les acquis militaires obtenus au prix de près de deux années de combats. Et au centre de ce dilemme, une question obsède l’armée israélienne : le retour de l’argent qatari à Gaza signifierait-il, une fois encore, le financement indirect de la prochaine guerre ?

 

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