« Il avait 18 ans » : le visage d’Ali Abbasi, abattu par un sniper du régime iranien lors des manifestations

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Le prénom d’Ali Abbasi n’était pas connu du monde. Il n’était ni chef de parti, ni figure médiatique, ni activiste célèbre. Il avait 18 ans. Il manifestait. Et il est mort. Son nom est désormais cité parmi des milliers d’autres victimes de la répression iranienne, mais son histoire, relayée par Amir Tsarfati, incarne à elle seule la brutalité méthodique employée par le régime de Téhéran pour écraser toute contestation.

Dans un message publié dans la nuit du 18 janvier 2026, Tsarfati rapporte qu’Ali Abbasi a été abattu par un sniper loyal au guide suprême Ali Khamenei, alors qu’il participait aux manifestations réclamant davantage de libertés. Aucune arme. Aucun affrontement armé. Aucun contexte de combat. Un tir ciblé. Mortel. Le témoignage qui accompagne cette révélation est celui de son père, filmé alors qu’il dit adieu à son fils pour la dernière fois.

Ce cas n’est pas présenté comme une exception, mais comme un exemple représentatif. Selon les informations relayées dans les mêmes dépêches, la méthode est récurrente : tirs à la tête, exécutions ciblées, usage de snipers pour dissuader toute poursuite des rassemblements. Le message est clair : manifester peut coûter la vie.

La mort d’Ali Abbasi s’inscrit dans un contexte beaucoup plus large. D’après un rapport cité par The Times, transmis par Tsarfati, au moins 16 500 manifestants ont été tués, et plus de 330 000 blessés depuis le début de la vague de protestations. Ces chiffres ne proviennent pas d’une seule source militante, mais d’analyses recoupées évoquées par des médias internationaux. Ils dessinent un tableau d’une violence massive, structurée, assumée.

Ce qui frappe particulièrement dans les éléments transmis, c’est la dimension humaine et familiale de cette répression. Ali Abbasi n’est pas décrit comme un symbole abstrait. Il est présenté à travers le regard de son père. Un père qui enterre un fils de 18 ans, abattu non pas dans une guerre, mais dans une rue, lors d’une manifestation civile. Ce détail, répété dans plusieurs messages de Tsarfati, souligne l’écart vertigineux entre la rhétorique officielle iranienne et la réalité du terrain.

Le régime iranien, de son côté, continue de nier toute responsabilité directe. Les autorités parlent de « rioters », de « saboteurs », d’« agents étrangers ». Mais dans le même temps, le chef du parquet de Téhéran, Ali Salehi, a reconnu publiquement que des milliers de dossiers ont été transmis aux tribunaux, confirmant indirectement l’ampleur des arrestations et de la répression. Il a même déclaré que la réponse du régime était « rapide et décisive ».

Dans ce contexte, la mort d’Ali Abbasi prend une dimension supplémentaire. Elle intervient alors que Donald Trump, président des États-Unis, affirme publiquement que l’Iran aurait « annulé l’exécution de 800 personnes », ce que les autorités iraniennes ont immédiatement démenti. Pour Tsarfati, cette divergence révèle une réalité glaçante : le régime ne cesse pas de tuer, il change simplement de méthode. Moins de pendaisons publiques, davantage de tirs ciblés, de morts en détention, d’exécutions déguisées.

C’est précisément ce que souligne un autre cas évoqué dans les dépêches : Erfan Soltani, dont la pendaison aurait été « reportée », avant qu’il ne soit finalement tué en détention. Là encore, aucune procédure transparente, aucune information officielle crédible, seulement un corps rendu — quand il est rendu — à une famille brisée.

Ali Abbasi devient ainsi l’un des visages les plus marquants de cette séquence. Non pas parce que son cas serait unique, mais parce qu’il est documenté, identifié, raconté. Il rappelle que derrière chaque chiffre se cache une histoire individuelle, un foyer détruit, un avenir interrompu.

Alors que le guide suprême Ali Khamenei affirme que « le peuple iranien a vaincu les États-Unis » et promet de poursuivre la répression contre les « offenders », la réalité racontée par les images, les témoignages et les rapports internationaux dit autre chose : un régime qui tire sur ses enfants pour se maintenir au pouvoir.

Ali Abbasi avait 18 ans. Il ne dirigeait rien. Il ne menaçait personne. Il est mort pour avoir levé la tête.

 

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