L’ancienne candidate à la conversion au judaïsme accusée d’avoir aidé le Hamas : le parcours troublant de Rania Dandan

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L’affaire a provoqué une onde de choc dans le nord d’Israël. Rania Dandan, 51 ans, résidente de Kiryat Motzkin, issue d’une famille arabe chrétienne, est aujourd’hui inculpée pour assistance à une organisation terroriste, après avoir, selon l’acte d’accusation, pris part à des activités de propagande et de soutien opérationnel au profit du Hamas. L’enquête, menée conjointement par la police israélienne et le Shin Bet, met en lumière un dossier à la fois sécuritaire et humain, mêlant radicalisation numérique, guerre psychologique et un passé personnel pour le moins paradoxal.

Selon le parquet du district de Haïfa, Rania Dandan aurait agi sciemment au service de réseaux affiliés au Hamas à l’étranger, dans le cadre d’une intensification des activités de « l’axe 48 » – une structure opérant principalement dans la guerre cognitive et psychologique contre la société israélienne. Les enquêteurs affirment qu’elle a participé à la diffusion de fausses informations destinées à semer la peur, en collaborant avec des profils fictifs sur les réseaux sociaux et des groupes Telegram liés à l’organisation terroriste.

L’acte d’accusation détaille une activité soutenue : édition, correction et traduction de contenus voués à être publiés sous de fausses identités israéliennes, conseils pour rendre ces profils crédibles, et envoi de messages rédigés pour des campagnes de désinformation coordonnées. Plus grave encore, Dandan aurait proposé de photographier des codes QR et des identifiants de dispositifs numériques situés dans des lieux publics – administrations, banques, caisses de santé et stations de transports – afin de permettre à des activistes du Hamas de pirater des écrans d’information et d’y diffuser des messages de propagande pro-Hamas.

Ce qui rend l’affaire particulièrement déroutante, c’est le parcours personnel antérieur de l’accusée. Pendant des années, Rania Dandan a publiquement affirmé vouloir se convertir au judaïsme. Dans des entretiens accordés par le passé à des médias israéliens, elle racontait son admiration pour la vie religieuse juive et son émotion profonde à l’étude de la Méguilat Ruth, symbole biblique de la conversion et de l’intégration au peuple juif. Elle décrivait ses démarches répétées auprès des tribunaux rabbiniques, ses tentatives pour intégrer une communauté religieuse, et la frustration – voire l’humiliation – ressentie face aux refus essuyés.

Installée tour à tour à Acre puis à Kiryat Motzkin, elle expliquait avoir tout entrepris pour mener une vie conforme aux exigences de la conversion, sans jamais parvenir à finaliser le processus. « J’ai pleuré en étudiant l’histoire de Ruth. J’ai ressenti chacune de ses épreuves », disait-elle alors, convaincue que son destin était de rejoindre le peuple juif. Or, selon les autorités, ce même passé n’a pas empêché un basculement idéologique radical, sur fond de guerre et de polarisation extrême depuis le 7 octobre.

Dans son voisinage, la stupeur domine. Des habitants décrivent une femme discrète, au parcours de vie complexe, et peinent à concilier l’image qu’ils avaient d’elle avec les accusations lourdes qui pèsent désormais. « Je n’arrive pas à croire qu’elle soit impliquée dans une affaire aussi grave », confie une voisine. « Qu’est-ce qui a pu provoquer un tel retournement ? L’idéologie ? L’argent ? La colère ? »

Pour les services de sécurité, l’affaire illustre un phénomène préoccupant : l’exploitation des fragilités personnelles par des réseaux terroristes, qui recrutent à distance des individus capables d’opérer dans l’espace informationnel israélien. Le parquet a retenu contre Rania Dandan les chefs d’accusation de contact avec un agent étranger et de tentative de fournir des services et des moyens à une organisation terroriste, des infractions passibles de lourdes peines de prison.

Au-delà du cas individuel, ce dossier met en lumière l’ampleur de la guerre de l’information menée contre Israël, et la nécessité, selon les autorités, d’une vigilance accrue face aux opérations de propagande, même lorsqu’elles proviennent de profils inattendus. L’enquête se poursuit, tandis que la justice devra désormais trancher sur la responsabilité pénale d’une femme dont le parcours personnel contraste de manière saisissante avec les faits qui lui sont reprochés.

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