Iran : 2 000 morts reconnus par le régime, l’opposition évoque 12 000 victimes ; le chancelier allemand annonce « les dernières semaines du pouvoir »

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Un responsable officiel iranien a reconnu ce mardi, dans une déclaration à l’agence Reuters, qu’environ 2 000 personnes ont été tuées depuis le début des vastes manifestations qui secouent la République islamique. Selon cette source, le bilan inclut également des membres des forces de sécurité, tandis que la responsabilité des morts est imputée par Téhéran à des « terroristes » et à des « éléments violents », conformément à la ligne officielle du régime.

Cette reconnaissance intervient alors que le média d’opposition Iran International avance un chiffre sans commune mesure avec la version gouvernementale. Après ce qu’il décrit comme une enquête approfondie fondée sur des témoignages et des rapports de terrain, le site affirme qu’au moins 12 000 manifestants auraient été tués, qualifiant les événements de « plus grand massacre de l’histoire moderne de l’Iran ». À ce stade, ces chiffres n’ont pas été confirmés par des sources indépendantes, mais l’ampleur de la répression ne fait guère de doute, y compris selon des organisations internationales de défense des droits de l’homme.

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Les manifestations ont éclaté le 28 décembre, dans un contexte de crise économique aiguë, avant de se transformer rapidement en un mouvement politique appelant ouvertement à la chute du régime. La réaction des autorités a été immédiate et brutale : usage massif de la force, tirs à balles réelles, arrestations par milliers et coupures prolongées des réseaux de communication. Selon plusieurs ONG, des centaines de morts supplémentaires et des milliers de détenus s’ajoutent aux bilans déjà annoncés.

Sur la scène internationale, le ton se durcit. Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que le régime iranien se trouvait probablement dans « ses derniers jours ou ses dernières semaines ». En déplacement officiel en Inde, Merz a estimé que lorsqu’un pouvoir ne peut se maintenir que par la violence, il a de facto atteint sa fin. « La population se soulève contre ce régime », a-t-il affirmé, appelant les autorités iraniennes à mettre fin immédiatement aux violences contre les manifestants et à rechercher une issue pacifique à la crise.

Berlin, a-t-il précisé, est en contact étroit avec les États-Unis et les gouvernements européens afin de coordonner les réponses diplomatiques face à l’escalade en Iran. Cette position intervient alors que le président américain Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane de 25 % sur les importations en provenance de tout pays continuant à commercer avec l’Iran, accentuant la pression économique sur Téhéran et ses partenaires.

Malgré des relations déjà fortement restreintes, l’Allemagne demeure le principal partenaire commercial de l’Iran au sein de l’Union européenne. Selon l’office fédéral allemand des statistiques, les exportations allemandes vers l’Iran ont chuté d’environ 25 % au cours des onze premiers mois de 2025, passant sous la barre des 871 millions d’euros, soit moins de 0,1 % du total des exportations allemandes. Un volume limité, mais politiquement sensible, au regard du durcissement des sanctions américaines et de la situation intérieure iranienne.

La combinaison d’un bilan humain massif, d’une contestation populaire persistante et d’une pression internationale croissante place désormais le régime iranien dans une situation d’isolement et de fragilité sans précédent. Reste à savoir si cette séquence marquera réellement un tournant historique, ou si le pouvoir parviendra, une fois encore, à survivre par la répression.

 

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