🔴 Zelensky alerte : la Russie va aider l’Iran avec des drones — et des soldats pourraient suivre

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L'image by usembassykyiv est sous licence CC BY-ND 2.0
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Dans le fracas du conflit israélo-iranien, une voix est venue de Kyiv ce mercredi 11 mars pour tirer une sonnette d’alarme que les capitales occidentales n’ont pas encore pleinement entendue. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé sur le réseau X que la Russie s’apprête à venir en aide à l’Iran — en lui fournissant des drones dans un premier temps, et en le soutenant sur le plan de la défense aérienne ensuite. Plus grave encore, Zelensky a posé une question explicite et glaçante que personne d’autre n’ose formuler aussi directement : quel pays sera le premier à envoyer des soldats combattre aux côtés du régime iranien, comme la Corée du Nord l’a fait avec la Russie ?

La comparaison nord-coréenne n’est pas choisie au hasard. Zelensky parle depuis sa propre expérience de la guerre — une expérience où il a vu, concrètement, des milliers de soldats étrangers débarquer sur le sol russe pour combattre contre son pays. La Corée du Nord a envoyé quelque 10 000 hommes en Russie, désormais déployés sur le front ukrainien. Ce modèle — des États autoritaires qui se prêtent mutuellement leurs soldats dans le cadre d’une solidarité idéologique et stratégique contre l’Occident — pourrait selon lui se reproduire en Iran. Si Moscou pouvait envoyer des troupes en Iran comme Pyongyang en a envoyé en Russie, le conflit israélo-iranien cesserait d’être un duel régional pour devenir une confrontation aux ramifications mondiales d’une tout autre nature.

L’alerte sur les drones mérite d’abord d’être examinée dans son contexte immédiat. La Russie est depuis plusieurs années le principal fournisseur de drones Shahed à l’Iran — ou plutôt, c’est l’Iran qui fournit ce modèle à la Russie, dans un mouvement inverse qui illustre l’interdépendance des deux régimes. Dans le cadre du conflit actuel, si Moscou choisit de rétribuer cette coopération en livrant à son tour des drones à Téhéran, cela augmenterait directement les capacités de frappe iraniennes contre Israël, contre les bases américaines dans la région, et contre les pays du Golfe. La Force aérienne israélienne, qui opère actuellement avec une relative liberté dans les cieux iraniens en neutralisant les rampes de lancement et les batteries de défense, verrait sa tâche considérablement compliquée si l’Iran recevait de nouvelles livraisons de matériel russe — notamment des systèmes de défense aérienne plus sophistiqués que ceux dont il dispose actuellement.

C’est précisément ce deuxième volet — le soutien en défense aérienne — qui est le plus stratégiquement significatif. Zelensky a précisé que la Russie aide déjà l’Iran « en matière de défense aérienne ». Si cette affirmation est exacte, cela signifie que les espaces aériens que Tsahal survole actuellement avec une certaine liberté pourraient bientôt être beaucoup mieux protégés. Des systèmes russes de défense aérienne — S-400 ou variantes équivalentes — déployés sur le sol iranien changeraient radicalement l’équation opérationnelle pour les pilotes et les drones israéliens qui traquent quotidiennement les rampes de lancement balistiques iraniennes. Le bilan déjà connu — plusieurs drones israéliens abattus, des pilotes ayant dû effectuer des manÅ“uvres évasives d’urgence — pourrait s’alourdir considérablement dans un tel scénario.

La question des soldats est encore plus vertigineuse dans ses implications. Si un État — la Russie, mais aussi potentiellement d’autres membres de l’axe que Zelensky appelle à surveiller — décidait d’envoyer du personnel militaire en Iran pour renforcer les capacités de l’armée iranienne, le conflit basculerait dans une dimension entièrement nouvelle. Israël et les États-Unis ne feraient plus face à l’armée d’un seul pays, mais à une coalition militaire de facto dont la taille, l’équipement et la doctrine seraient autrement plus redoutables. Le précédent nord-coréen en Ukraine a montré que ce type de déploiement pouvait se faire rapidement, discrètement et avec une efficacité opérationnelle réelle — les soldats nord-coréens ont combattu sur le front, ont subi des pertes, et ont contribué aux efforts russes de façon mesurable.

Zelensky parle depuis la position unique d’un chef d’État qui a vécu ce scénario en temps réel et qui cherche manifestement à alerter ses alliés avant que le même mécanisme ne se reproduise en Iran. Son message aux capitales occidentales est implicite mais lisible : ce qui s’est passé en Ukraine avec la Corée du Nord peut se reproduire en Iran avec la Russie ou d’autres États de l’axe autoritaire mondial. Ne pas anticiper cette évolution, c’est se retrouver dans la même position de surprise que celle qui avait accueilli l’arrivée des soldats nord-coréens sur le front ukrainien. L’avertissement est lancé — reste à savoir si Washington, Londres, Paris et Berlin l’entendront à temps.

Source : Arutz Sheva

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