đź”´ La dĂ©capitation du professeur Ă  Paris est un exemple de l’influence islamiste radicale des TchĂ©tchènes en Europe

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La publication des circonstances du meurtre horrible du professeur de français Samuel Paty dans une banlieue parisienne le 16 octobre a immĂ©diatement conduit Ă  la conclusion qu’il s’agissait d’un terrorisme islamiste. Lorsque le nom de l’auteur, Abdulk Anzorov, est devenu connu et que l’on a dit qu’il Ă©tait tchĂ©tchène, l’hypothèse s’est renforcĂ©e. Les djihadistes tchĂ©tchènes sont connus Ă  la fois Ă  al-QaĂŻda, Ă  Jabhat al-Nusra et Ă  Daech, et en tant que terroristes isolĂ©s dans les rues d’Europe.

Mais dans quelle mesure cette menace est-elle vraiment tchétchène ?
Il est difficile d’affirmer que le tueur a grandi dans l’habitat de la RĂ©publique troublĂ©e, qui est situĂ©e quelque part dans les montagnes du nord du Caucase. Il n’a jamais vĂ©cu en TchĂ©tchĂ©nie et n’a apparemment pas absorbĂ© les valeurs et les modes de vie qui y Ă©taient pratiquĂ©s. Anzorov est nĂ© Ă  Moscou et Ă  l’âge de 6 ans, sa famille a dĂ©mĂ©nagĂ© en France. En TchĂ©tchĂ©nie, il n’a rendu visite Ă  ses parents qu’une seule fois, alors qu’il avait deux ans.

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C’est un exemple reprĂ©sentatif d’un phĂ©nomène relativement nouveau, qui devrait perturber un peu le monde – le phĂ©nomène tchĂ©tchène en Europe.

La plupart des estimations estiment le nombre de TchĂ©tchènes sur le continent Ă  plus de 300 000. Les plus fortes concentrations se trouvent en Autriche, en Allemagne, en Belgique, en Norvège et en France. Chacun de ces pays abrite environ 50 000 TchĂ©tchènes. La plupart d’entre eux ont quittĂ© leur patrie Ă  la suite des deux guerres menĂ©es par les sĂ©paratistes contre le gouvernement central russe. Le mouvement sĂ©paratiste a Ă©tĂ© rĂ©primĂ© par une combinaison de pouvoir et de ruse. Les Russes ont Ă©crasĂ© les provinces au pouvoir, puis ont couronnĂ© l’un des principaux sĂ©paratistes, Ahmad Kadyrov, Ă  la tĂŞte de la TchĂ©tchĂ©nie.

En retour, Kadyrov a pris la main dure et a dĂ©barrassĂ© la zone pour eux de tout rĂ©sidu de rĂ©sistance. Le système a continuĂ© Ă  fonctionner mĂŞme après l’assassinat de Kadyrov. Le contrĂ´le est passĂ© Ă  son fils, Ramzen, et il continue ce qui s’est avĂ©rĂ© efficace Ă  l’Ă©poque de son père.

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La réalité en Tchétchénie
L’autoritarisme de la dynastie Kadyrov est loin des idĂ©aux de libertĂ© et de dĂ©mocratie, mais il est relativement calme, et il y a trois principales interdictions non Ă©crites: il est interdit d’ĂŞtre contre la Russie, il est interdit d’ĂŞtre contre l’islam, il est interdit d’ĂŞtre contre Kadyrov.

Une connexion complexe avec la patrie
Il n’est pas Ă©tonnant que quiconque se sentait Ă©touffĂ© par l’une des trois interdictions se soit enfui pour sauver sa vie, d’abord dans les autres provinces de Russie, puis en Occident. Dans leur innocence, les pays europĂ©ens considĂ©raient tous les TchĂ©tchènes comme des victimes de l’oppression russe. Le statut de rĂ©fugiĂ© leur a Ă©tĂ© accordĂ© gĂ©nĂ©reusement et sans contrĂ´le. Ainsi, une population tchĂ©tchène assez importante a dĂ©barquĂ© sur les pays europĂ©ens, qu’ils sont incapables de dĂ©chiffrer Ă  ce jour.

Le tueur, Anzorov
«Le problème de l’extrĂ©misme islamique existe parmi les TchĂ©tchènes en Europe, mais ses dimensions ne sont pas grandes», dĂ©clare le blogueur Tomaso Abdorhmanov, la principale voix des TchĂ©tchènes exilĂ©s, dans une interview Ă  Israel Today. « La plupart des TchĂ©tchènes ont fui ici au dĂ©but des annĂ©es 2000 Ă  la suite d’une catastrophe humanitaire qui nous a frappĂ©s pendant la guerre. En fait, nous nous sommes retrouvĂ©s dans une position oĂą les Juifs ont toujours Ă©tĂ© – nous sommes devenus les personnes les plus persĂ©cutĂ©es au monde. MĂŞme ici, dans les rues d’Europe, nous sommes persĂ©cutĂ©s. »

Quand Abdorhmanov revendique la persĂ©cution, il entend deux types de persĂ©cuteurs: les Ă©lĂ©ments europĂ©ens qui, selon lui, calomnient son peuple et le prĂ©sentent sous un jour nĂ©gatif, d’une part, et les agents de la Russie et de Kadyrov, qui ne lâchent pas leurs ennemis de la diaspora, d’autre part. Pour preuve, il prĂ©sente les assassinats de personnalitĂ©s parmi les immigrĂ©s tchĂ©tchènes, qui ont eu lieu cette annĂ©e en France, en Autriche et en Allemagne.

Abdorhmanov lui-mĂŞme a Ă©tĂ© attaquĂ© en fĂ©vrier avec un coup de marteau dans la rue, et il ne doute pas qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat des hommes de Kadyrov.

Le lien entre la distribution tchĂ©tchène et leur patrie est complexe. La plupart d’entre eux en ont fui, que ce soit par crainte de persĂ©cution ou par dĂ©sir d’amĂ©liorer les conditions matĂ©rielles de vie. Cependant, cela n’empĂŞche pas Kadyrov d’agiter ce qui se passe dans les communautĂ©s tchĂ©tchènes d’Europe et de dĂ©ployer son patronage sur elles. Sa rĂ©action au meurtre horrible dans une banlieue parisienne Ă©tait Ă©galement ambivalente. Il a condamnĂ© cet acte et a en mĂŞme temps appelĂ© les Français Ă  ne pas offenser les «sentiments des croyants» et Ă  ne pas les provoquer.

C’est un message clair: n’essayez pas de nous imposer, nous les TchĂ©tchènes, les valeurs de la France. Ironiquement, cette opinion est partagĂ©e par les critiques les plus virulents de Kadyrov parmi les TchĂ©tchènes d’Europe. Ils rejettent l’intĂ©gration et l’adoption des valeurs environnementales et insistent pour maintenir les perceptions qu’ils ont amenĂ©es avec eux de chez eux, mĂŞme lorsque celles-ci s’Ă©cartent de la norme.

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Et donc les EuropĂ©ens stupĂ©faits sont obligĂ©s de regarder tous les quelques mois des flashs d’information racontant des bagarres de masse impliquant les gangs tchĂ©tchènes. Parfois, ce sont des affrontements avec les YĂ©zidis, comme cela s’est produit dans certaines villes allemandes dans les annĂ©es 2015-2014, et autrefois de vĂ©ritables guerres contre les Nord-Africains, comme cela s’est produit Ă  Dijon , il y a quatre mois. Bien que les arènes aient changĂ©, le schĂ©ma d’action Ă©tait le mĂŞme: les frictions locales avec des membres d’autres groupes ethniques ont tirĂ© les TchĂ©tchènes des environs proches et Ă©loignĂ©s et se sont transformĂ©es en batailles de rue sanglantes.

En juin 2020, la banlieue de Dijon a brĂ»lĂ© pendant plusieurs jours, la police s’est tenue du cĂ´tĂ© impuissant, et seule l’intervention des forces spĂ©ciales de police a mis fin aux Ă©meutes et a provoquĂ© une rĂ©conciliation entre les partis bellicistes. Abdur-Rachmanov justifie tous ces cas comme une lĂ©gitime dĂ©fense des TchĂ©tchènes contre le harcèlement des autres. L’image d’agression et de cruautĂ© qui s’accrochait aux TchĂ©tchènes, Ă  son avis, est un pĂ©chĂ© Ă  la vĂ©ritĂ©: « Il est naturel que nous nous dĂ©fendions par la force, si l’un de nous est attaquĂ©. La sociĂ©tĂ© europĂ©enne nous comprend, ceux qui ne comprennent pas et Ă©chouent sont les autoritĂ©s, comme l’actuelle administration du prĂ©sident Macron. »

Succursales en Irak et en Syrie
Les autoritĂ©s europĂ©ennes sont en effet responsables de la situation, mais leur principal dĂ©faut est l’inaction et le mĂ©pris prolongĂ© des aspects problĂ©matiques de l’immigration tchĂ©tchène. Ă€ l’ère du politiquement correct, il Ă©tait commode de ne pas voir les tendances de l’extrĂ©misme islamique amenĂ©es de TchĂ©tchĂ©nie et s’intensifiĂ©es après la rencontre avec les prĂ©dicateurs islamiques en Europe. Le rĂ©sultat ne s’est pas fait attendre. Des milliers de combattants tchĂ©tchènes ont affluĂ© dans les rangs des organisations terroristes djihadistes en Irak et en Syrie.

D’autres ont commis des actes terroristes en Europe. Certains ont peut-ĂŞtre vu dans l’afflux d’islamistes tchĂ©tchènes au Moyen-Orient la possibilitĂ© de s’en dĂ©barrasser une fois pour toutes, mais l’attaque rĂ©cente prouve qu’il s’agissait de faux espoirs.

D’autres exemples indiquent qu’il est Ă©galement possible autrement. En fĂ©vrier 2020, les TchĂ©tchènes ont Ă©tĂ© pour la première fois reprĂ©sentĂ©s au Parlement europĂ©en lorsque l’un des dĂ©putĂ©s des sociaux-dĂ©mocrates au Bundestag a pris sa retraite et que Bella Bach, 30 ans, a pris sa place. Mais Shabach (Ă  l’origine Kaib) n’est pas exactement un reprĂ©sentant authentique de la population tchĂ©tchène. Elle est originaire d’Allemagne (ses parents tchĂ©tchènes s’y sont installĂ©s avec la dissolution de l’URSS), et ce qui est pire aux yeux de la plupart de ses frères – elle n’obĂ©it pas aux règles de conduite traditionnelles: porter des maillots et des pantalons, boire de l’alcool, socialiser avec des Ă©trangers et ne pas se faire entendre.

L’Islam et le code de conduite typique attendu d’une femme tchĂ©tchène.

Abdur-Rachmanov admet que vous ĂŞtes loin d’ĂŞtre un exemple reprĂ©sentatif: «La grande majoritĂ© des TchĂ©tchènes vivent avec l’espoir de retourner sur nos terres, en TchĂ©tchĂ©nie qui sera indĂ©pendante. Mais la diaspora est un fait existant qui ne disparaĂ®tra pas, et elle conservera son unicitĂ© et ses coutumes. « .

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