Un samedi matin comme un autre s’est transformé en drame sur la route 98, près du carrefour Magshimim, dans le sud du Golan. Tal Gilboa, 47 ans, membre du kibboutz Kfar Haruv, a été percuté par un véhicule alors qu’il roulait à vélo. Des passants se trouvaient sur place et ont immédiatement entamé des gestes de réanimation. Les secouristes de Magen David Adom, arrivés peu après, ont poursuivi les tentatives pour le ramener à la vie, sans succès. Gilboa a été déclaré mort sur les lieux de l’accident.
La nouvelle a d’abord circulé de façon anonyme, comme celle d’un cycliste tué au carrefour Magshimim. C’est son entraîneur, Dan Alterman, l’un des plus grands noms du triathlon israélien, qui a raconté comment il a appris le drame. « Ce matin, un peu avant 9 heures, la nouvelle est publiée d’un cycliste tué dans un accident au carrefour Magshimim, écrit-il. La première chose qui est sortie de ma bouche : \ »Waouh… juste pas Tal, s’il te plaît.\ » Je t’ai envoyé un message. Tu ne réponds pas. Cinq minutes plus tard, je reçois un appel, et en un instant je comprends que le pire est arrivé. »
Dans l’entourage sportif de Gilboa, la nouvelle a fait l’effet d’une déflagration. Lui qui était connu dans le milieu du triathlon et du cyclisme israélien comme un homme discret, mais d’une endurance peu commune. Il avait participé à plusieurs reprises aux compétitions Israman d’Eilat, sur la distance moyenne, et à des épreuves Ironman internationales. Il se préparait, au moment de sa mort, pour sa toute première participation à un Israman sur la distance complète, l’épreuve reine du triathlon, qui enchaîne natation, vélo et course à pied sur plusieurs centaines de kilomètres cumulés.
Cette endurance, Gilboa l’avait déjà démontrée de manière spectaculaire. Selon son entraîneur, il avait un jour terminé un Ironman avec l’épaule cassée, sans renoncer. « Même quand le corps disait autre chose, tu n’as pas abandonné », a écrit Alterman en lui rendant hommage, saluant une détermination qui dépassait la simple performance sportive.
Au-delà du sport, Gilboa menait une carrière dans la haute technologie, où il occupait un poste de directeur du développement dans une entreprise de logiciels. Un profil que ses proches décrivent comme équilibré entre exigence professionnelle et passion pour l’effort physique. Dan Alterman, qui l’entraînait depuis plusieurs années, a insisté sur cette discrétion qui caractérisait Gilboa : « un bon ami, le sel de la terre, toujours discret, modeste, sans bruit et sans besoin de prouver quoi que ce soit ».
Dans le même message, publié quelques heures après l’annonce du décès, Alterman a évoqué la brutalité du moment : « un matin noir, un matin qui tranche des vies entières, avec tant de projets, de rêves et de moments qui devaient encore arriver ». Des mots qui résument l’onde de choc ressentie dans toute la communauté du triathlon israélien, où Gilboa était une figure appréciée et respectée, loin des projecteurs mais toujours présente sur les parcours d’entraînement du Golan.
Tal Gilboa laisse derrière lui son épouse, Galit, et leurs deux enfants, Yuval et Maia, ainsi que de nombreux proches et amis dans le Golan et au-delà. Au kibboutz Kfar Haruv, où il vivait, la nouvelle de sa mort a plongé la communauté dans le deuil, quelques heures seulement après que le drame se soit produit sur une route que beaucoup de sportifs de la région emploient pour leurs entraînements matinaux.
Ce nouveau drame routier impliquant un cycliste survient une semaine seulement après un accident similaire, qui avait coûté la vie à Itzhak Brashi, 56 ans, producteur à la chaîne Kan 11, percuté par un véhicule alors qu’il s’entraînait à vélo sur la route 44. Deux accidents, en l’espace de quelques jours, qui relancent les inquiétudes sur la sécurité des cyclistes sur les routes israéliennes, où les axes rapides côtoient souvent, tôt le matin, des groupes de sportifs amateurs en entraînement.
Les circonstances exactes de la collision sur la route 98 n’ont pas été précisées dans l’immédiat. Aucune information n’a pour l’instant été communiquée sur le conducteur du véhicule impliqué, ni sur une éventuelle enquête ouverte par la police à la suite de l’accident. Les secours de Magen David Adom, seuls services cités par les articles consultés, se sont limités à confirmer le décès sur place après leurs tentatives de réanimation.
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