Tsahal lance un avertissement exceptionnel aux habitants du sud de la Syrie : « Ouvrez les axes routiers — ou nous agirons »

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Tsahal a largué des tracts d’avertissement destinés aux habitants de la région du Yarmouk, à l’ouest de la ville de Deraa en Syrie, dans lesquels l’armée les met en garde contre toute perturbation de l’activité de ses forces. Tsahal a exigé des habitants du village d’Al-Bidayn, situé à proximité de Ramat, dans le sud du plateau du Golan syrien, qu’ils rouvrent les barrages qu’ils ont érigés sur les axes routiers du village.

Des tracts largués et un ultimatum posé

Au cours de la dernière heure, Tsahal a largué des tracts sur le village, dans lesquels elle exige l’ouverture des axes routiers. La crainte, au sein de la division du Bashan de Tsahal, est que ces barrages aient été érigés dans le but de compliquer les déplacements des forces israéliennes dans la région. Le village se trouve à l’intérieur de la zone tampon, à proximité du triangle des frontières, une zone qui connaît une présence militaire renforcée.

Ces derniers jours, l’armée a examiné des tentatives de la population locale visant à mener des actions destinées à entraver l’activité militaire dans la région. Dans les prochaines heures, Tsahal a l’intention d’agir pour retirer les barrages si les habitants ne le font pas eux-mêmes.

Sur fond de pression internationale pour un retrait israélien

Ces événements interviennent alors que la position de la Syrie se renforce sur la scène internationale, et que la pression s’accroît sur Israël pour qu’il se retire des zones tampons. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a atterri en fin de semaine à Damas pour une visite historique, déclarant que « le plateau du Golan est un territoire syrien ». Il s’agit de la première visite d’un secrétaire général de l’ONU en exercice en Syrie depuis 2009 ; selon les agences Reuters et SANA, l’objectif officiel du déplacement était d’exprimer un soutien et une solidarité envers la reconstruction de l’État syrien.

Cette visite historique a comporté un volet pour le moins ironique. Lors d’une conférence de presse, Guterres a évoqué la présence israélienne dans la zone du plateau du Golan et a délivré un message ferme : « Ce qui se passe dans la région du plateau du Golan est totalement inacceptable. Le statu quo actuel doit cesser. Je tiens à rappeler à la communauté internationale que le plateau du Golan est un territoire syrien. »

Nous détaillons l’ensemble des enjeux de cette visite historique — la légitimation internationale accordée à Ahmad al-Sharaa, l’ancien chef djihadiste connu sous le nom d’al-Joulani, ainsi que les tensions autour de la FNUOD — dans notre article complet consacré à la venue du secrétaire général de l’ONU à Damas.

Sur ce sujet, retrouvez également nos articles sur la menace syrienne d’une guerre contre Israël en cas de reconnaissance américaine de la souveraineté sur le Golan et sur la présence de Tsahal dans la zone tampon du Golan depuis la chute du régime Assad.

 

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