Afrique

L’histoire des Juifs Africains : méandres et paradoxes. Par Guershon Nduwa

Guershon Nduwa et un de ses élèves.

Guershon Nduwa et un de ses élèves.

Le monde africain noir se partage, aujourd’hui, entre l’islam, présent depuis le 8e siècle, et le christianisme apporté au 19e siecle par les missionnaires.
C’est aussi dans la société africaine et dans la mémoire des hommes, qu’il subsiste des traces du passé juif, si lointain et tellement fascinant.

La Torah situe une partie des dispersés en Afrique, au-delà du fleuve d’Ethiopie et dans la terre des savanes, « tsinim ».
Le judaïsme d’Afrique est relativement bien connu dans ses marges du Maghreb, de l’Egypte et de l’Ethiopie. Les sources juives, arabes et africaines laissent entendre qu’il y eut une diaspora au Sahara et au sud de celui-ci. D’innombrables pistes ont été exploitées. ceux qui parlent de mythes des origines des juifs noirs cherchent à justifier leur supériorité blanche comme les colonisateurs et ou leurs descendants.

Toutes les sources sont connues dans la linguistique, l’archéologie et les traditions des peuples du Sahara et de l’Afrique pour comprendre la réalité d’une existence de tribus juives et au Moyen Âge, dans cette région. Cela nous emmène dans une fascinante étude sur les populations comme celles du Touat, des Igbo, des Lembas et les autres…

 

Le Judaïsme, dans toute sa puissance, s’éveille en Afrique.
Le Talmud, le Zohar, le Rambam, les halakhot du Ben Ish Hay, le Sefer Hanokh, les traditions des Kessim, des Beta Israel d’Ethiopie, les récits des 10 tribus, leurs lois, les Midrashim, y sont étudiés. Les prières journalières, les Shabbatot, les fêtes et les jeûnes y sont pratiqués.
Des enfants y commencent leur éducation par Pirkey Avot et la lecture Shabbatique des Tehilim avec Taamim. C’est cela, qui constitue le Judaïsme, et non pas un préjugé racial, économique, ou géographique.
La Mishna du traité de Nega’im fait état d’un certain aspect physique de la population générale de l’époque de Rabbi Ishmael. Ils étaient de la couleur du Askeroa, l’arbre d’ébène.
Mais il y avait des Israélites qui avaient bien sûr d’autres caractères. Et les histoires de caractères n’étaient utiles pour nos Maîtres, que pour identifier la lèpre sous différents types de peau, et non pour authentifier une origine ethnique.
Le propos des Sages de la Torah n’est pas de mettre en cause l’authenticité génétique de ceux qui sont juifs.

Par Guershon Nduwa pour Alyaexpress-News

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