Antisemitisme et Antisionisme

EN IMAGES | Voici ce qui reste de la synagogue « Or Thora » de Hafsia, en Tunisie …

Le site Web Lost in Tunis a posté quelques photos déchirantes à l’ intérieur de la synagogue « Or Torah » abandonnée dans le quartier Hafsia de la Tunisie, y compris ce qui suit:

Le site Web ajoute :

Cette synagogue a été construite au début des années 1930, avant la Seconde Guerre mondiale, et conçu par les architectes Jean Aimé Krief et Valensi.

Maintenant, elle est fermés et abandonnés depuis plus de 30 ans.

Mais aucune explication quant à la raison pour laquelle elle a été abandonné.

Voici pourquoi selon le site Eurojewcong, cette synagogue est sans vie  :

Avant 1948, la population juive de la Tunisie a atteint un pic de 110.000. Durant les années 1950, la moitié de ce nombre est parti pour Israël et l’autre moitié pour la France. Après l’indépendance du pays en 1956, le Conseil de la communauté juive de Tunisie a été aboli par le gouvernement et de nombreuses zones et bâtiments juifs ont été détruits pour la rénovation urbaine. Bien que la situation de la communauté juive tunisienne était maintenant tolérable, des émeutes anti-juive ont éclaté au cours de la guerre des Six Jours en 1967 , ce qui a entraîné la destruction de plusieurs magasins juifs et des dommages à la Grande synagogue de Tunis. Malgré les excuses et les tentatives pour apaiser les craintes de la communauté juive du gouvernement, 7.000 Juifs du pays des 20.000  restants ont immigré en France dans le sillage de la violence.

Aujourd’hui, on estime que seulement 700 Juifs vivent à Tunis et 1000 sur l’île de Djerba, comprenant la plus grande minorité religieuse indigène du pays.

Mais les émeutes anti-juives datent depuis plus longtemps,  bien avant la guerre des Six Jours .

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10 Comments

10 Comments

  1. Elie de Paris

    1 mars 2017 at 11 h 01 min

    Des bouts de bois et papiers… Plus rien ne demeure dans ces lieux, et il n’y a aucun regret à avoir. Ce pays ne tenait que par les quelques bénédictions octroyées par la présence, tourmentée, de Son peuple.
    Maintenant que sommes partis, sous  » leurs encouragements », ce pays n’est plus rien. RIEN.

  2. Yana

    28 février 2017 at 23 h 11 min

    Cette synagogue ne portait-elle pas le nom célèbre de Slat Guédid ! ! Tres fréquentée a Yom Kippour ! Elle se situait dans les quartiers arabes ! Jusqu’a l’indépendance il y avait une foule spectaculaire !

    • 'Ami Artsi עמי ארצי

      28 février 2017 at 23 h 23 min

      Non, elle n’était pas dans le quartier arabe mais dans le quartier juif de la ‘Hara

    • lukyluke

      1 mars 2017 at 8 h 13 min

      Nous juifs de Tunisie devons et avons le devoir de nous mobiliser afin de restaurer cette synagogue très connue de tous les Tunisiens juifs et musulmans.Nous nous devons en mémoire de ceux qui nous ont précédés faire des efforts pour restaurer ce lieu sacré.Mes frères et sœurs entendez mon appel!!!!!

      • AMANOU

        1 mars 2017 at 17 h 52 min

        J’ai grandi dans ce quartier,j’ai prie dans cette synagogue,j’ai appris a l’école ohr thora,si aujourd’hui on s’y met juifs et arabes on pourra rénover ces lieux saints reconnus aussi par les musulmans,je le souhaite de tout Coeur,a nous on triomphera j’en suis sur.

        • 'Ami Artsi עמי ארצי

          2 mars 2017 at 0 h 03 min

          Amanou, vous avez beau connaître la Tunisie, vous semblez ne pas du tout connaître (ou reconnaître) l’animosité arabe qui existe contre les Juifs dans ce pays arabisé comme dans d’autres…

          Nous ne sommes plus sous protectorat français, ni même sous Bourguiba. Les quelques très rares Juifs qui se trouvent encore en Tunisie ne sont plus des citoyens égaux.

          Les Juifs ont dû fuir, pour la plupart, les pays arabisés, et notamment ceux d’Afrique du Nord, et il ne l’ont pas fait pour s’amuser !

          Il y a eu des pogroms, des agressions, du vandalisme, vous semblez l’oublier. Vous semblez avoir une mémoire bien sélective sur notre Histoire en pays berbères arabisés…

          Jetez donc un œil sur le cimetière du Borgel, celui de Sousse, jetez un oeil sur ce qu’a bien pu devenir le grand cimetière israélite de Tunis, jetez un oeil sur celui du Kef, mais aussi dans les cimetières algériens comme celui de la Blida ou celui d’Annaba, de Guelma, jetez un œil sur le cimetière égyptien du Caire, ça vous rafraîchira la mémoire sur l’ « importance » que les Musulmans accordent aux Juifs en terre d’Islam, vous comprendrez pourquoi votre doux rêve de restauration, main dans la main, entre Juifs et Arabes, d’une synagogue est impossible.

          Désolé de vous ramener sur terre aussi brusquement, mais il est important de connaître la réalité et de ne pas s’aveugler en ne sélectionnant uniquement que les moments d’accalmie.

          • 'Ami Artsi עמי ארצי

            2 mars 2017 at 0 h 07 min

            J’oubliais de vous dire que vous devriez également vous renseigner sur l’état du cimetière de Larache, au Maroc, pourtant un pays réputé comme ayant été particulièrement doux avec les Juifs.

            • 'Ami Artsi עמי ארצי

              2 mars 2017 at 0 h 17 min

              Voici, par exemple, ce que j’ai trouvé sur le grand cimetière israélite de Tunis « De nos jours, l’ancien Cimetière israélite de Tunis (dit de la Place du « Passage »), n’existe plus en tant que tel ; en lieu et place , s’étend un vaste parc public qui recouvre la grosse majorité des tombes creusées au cours du temps . L’importance symbolique acquise , le long des siècles par cette immense nécropole dans la mémoire collective des Juifs de Tunisie est incontestable .

              Charles Haddad , qui fut le dernier président de la Communauté israélite de Tunis , a publié un ouvrage : « Juifs et Arabes au pays de Bourguiba » , dans lequel il révèle les détails essentiels des événements qui ont abouti à l’expropriation du Cimetière et à sa désaffectation par le Gouvernement tunisien indépendant , en 1958 .

              L’ancien Cimetière israélite de Tunis présentait des caractéristiques très particulières , tant sur le plan géographique que sur le plan juridique : il était situé , en effet , en plein centre-ville , à Tunis : il formait un quadrilatère de 65 000 m² , limité par l’ex-avenue Roustan , la rue Navarin , la rue des Salines et l’avenue de Londres . Il était divisé en deux parties inégales : la plus grande réservée aux tombes « Touansa » et la plus petite aux tombes « Grana ».
              On y honorait , les lundi et jeudi , les sépultures des Grands rabbins : Isaac Taïeb , Isaac Lumbroso , Ichoua Bessis , Haï Taïeb ….

              Quand le Cimetière fut plein , la Communauté fit l’acquisition d’un nouveau terrain (en 1894), qui prit le nom de Cimetière du Borgel (du nom du Grand rabbin Eliahou Borgel , décédé en 1898) ; cependant l’ancien Cimetière restait toujours fréquenté pour la toilette rituelle des défunts , les condoléances aux familles , les pèlerinages …
              Sur le plan juridique , la situation était également très particulière , liée à un contexte historique très ancien : le terrain avait été acheté , des siècles plus tôt , en plusieurs lots , payés par les deniers de la Communauté israélite , au nom de sept notables (il n’y avait pas encore de notion de personnalité morale) ; les titres étaient rédigés en langue arabe , enroulés dans des tubes en métal . Ceux-ci étaient régulièrement transmis à chaque Président de la Communauté de Tunis. »

              « L’indépendance de la Tunisie et l’expropriation du Cimetière ( 1956 – 1958)

              a . Décision tunisienne et recherche d’un compromis

              La Tunisie retrouva son indépendance en 1956 et les nouvelles autorités reprirent à leur compte le projet de jardin public . Elles dénièrent les droits de propriété de la Communauté israélite sur son Cimetière dont le terrain fut considéré comme bien communal .

              Le maire de Tunis , Ali Belhaouane était prêt au compromis : nécessité de désaffecter le Cimetière pour des raisons d’urbanisme mais acceptation de faire transporter , après exhumation , les 60 000 tombes en « Terre sainte (seule possibilité autorisée par la religion) ; mais les négociations s’arrêtèrent brusquement par suite du décès subit d’Ali Belhaouane .

              b . L’expropriation du Cimetière israélite

              Le nouveau maire de Tunis , Zaouche se montra inflexible et ne reconnut pas les promesses exprimées par son prédécesseur : il exigeait de la Communauté qu’elle évacue rapidement les lieux ; quant à la possibilité de transport des corps en « Terre sainte » , cela fut considéré comme un acte « sioniste » .

              Finalement , pour accélérer l’opération de récupération du terrain , il fit mine d’accepter le principe d’exhumation et de transfert en « Terre sainte » mais les travaux furent très vite arrêtés et la Communauté s’inclina face à cette expropriation forcée .

              Aujourd’hui , sur le territoire de l’ancien Cimetière, s’étend un grand jardin public de 7 hectares que les Cohen s’interdisent de parcourir . Les 60 000 tombes reposent toujours dans les entrailles de ce vaste parc .

              Ce Cimetière a été , durant des siècles , un lieu de spiritualité intense par suite de la présence des sépultures de Grands Rabbins , vénérés par la population juive , toutes classes sociales confondues . C’est aussi un lieu de mémoire historique , trace indélébile de la présence juive sur cette terre tunisienne .

              Le Cimetière du Borgel , devenu son prolongement depuis 1894 , est actuellement en voie de dégradation ; une association de sauvegarde et de préservation de cette nécropole s’est constituée à Paris , en mars 1887 : l’A.I.C.J.T. (Association Internationale du Cimetière Juif de Tunis) , présidée par le Professeur Marc Fellous (vice-présidente : Monique Hayoun) » . »

  3. 'Ami Artsi עמי ארצי

    28 février 2017 at 19 h 20 min

    Nous, Juifs de Tunisie, on ne connaissait pas le nom « Hafsia », c’est le nom arabe donné ultérieurement à notre quartier de la ‘Hara.

    __________________________________

    https://jsuisjreste.wordpress.com

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